L’Humanité : Ode à tous les amants du monde

L'Humanité à propos des "Amants de Varsovie"

L'Humanité recommande le spectacle musical "Les Amants de Varsovie"

© Paul Evrard

L’Humanité à propos du spectacle « Les Amants de Varsovie »

Découvrez aujourd’hui, une belle critique des « Amants de Varsovie », mis en scène par William Mesguich. Parue dans L’HUMANIÉ, par Marina Da Silva, 
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La chanteuse Ewunia et le pianiste Yves Dupuis nous entrainent dans un fascinant voyage musical qui nous donne à sentir l’âme de Varsovie. Un spectacle coup de cœur.

Il y a les amants qui se retrouvent chaque soir au Petit Trianon et son cinéma muet. Il y a ce couple d’amoureux pour qui la pluie d’automne est une caresse. Il y a Eurydice et Orphée et leurs prénoms promis à l’extase. Mais il y a aussi ceux qui vont se séparer et vivent leur dernier dimanche. Celui qui est un Beau salaud et fait souffrir. Rebeka qui découvre au moment de se marier que son fiancé en aime une autre.

 

Toute la gamme des sentiments, des émotions, des couleurs de l’amour, de sa joie et de son désespoir sont traversés et vécus dans Les amants de Varsovie, un délicieux spectacle qui se joue les lundi et mardi au Théâtre du Gymnase Marie-Bell, sur les grands boulevards jusqu’à fin avril. Il est porté par le talent et l’enthousiasme d’Ewunia (Ewa Adamusinska-Vouland), artiste franco-polonaise, magnifiquement soutenu au piano par Yves Dupuis qui en signe aussi les arrangements. La composition de ce tour de chant, avec des titres qui rendent compte d’une époque qui va essentiellement de 1926 à 1965, J’ai peur de dormir toute seule (Jerzy Petersburski et Andrezj Wlast), 1926Aime-moi et je serai tienne (Henryk Wars et Andrezj Wlast), 1930, En chuchotant, Jerzy Abratowski et Jacek Korczakowski, 1963, jusqu’à ce titre d’aujourd’hui, Varsovie s’habille de gris, que signent et interprètent Ewunia et Yves Dupuis, en passant par la poésie de Serge Gainsbourg, de Validimir Cosma et de Jacques Prévert  est déjà en soi une belle réussite. Mais la vibration que dégagent ensemble les deux interprètes qui font vivre sous nos yeux une époque et un monde, qui donnent une présence et une densité à cette ville célébrée et aimée, Varsovie, qui renait de ses blessures après avoir été massivement détruite pendant la Seconde guerre mondiale est exceptionnelle.

La voix d’Ewunia sait prendre et déployer toutes les nuances, du souffle au cri, du rire aux larmes et nous transporte. Elle passe du français au polonais qu’elle nous rend comme par magie compréhensible dans sa force et sa beauté. C’est nous qui inventons une histoire sur celle qu’elle nous conte. Son complice au piano est à l’écoute et aux aguets, l’accompagne ou provoque des ruptures et mêle à sa liberté de ton son insatiable inspiration. Mais il faut encore souligner la présence passionnée et le jeu riche et subtil d’Ewunia, qui a été accompagnée, pour la mise en scène, par William Mesguich pour parvenir à ce voyage musical et en images « au cœur de l’âme slave » qui nous émeut. Dans sa robe noire, avec un simple accessoire, un béret, un boa en plume rouge, un gant… sous les lumières enveloppantes de Richard Arselin, elle nous apparaît à chaque fois la même et une autre, unique. Elle mène chacun de ses personnages jusqu’au bout dans une soif de vivre et d’aimer. Elle nous communique ses élans, sa générosité et sa joie. On en redemande ! EN SAVOIR PLUS sur le spectacle musical Mes Projets : « Les Amants de Varsovie »

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